1852 – 1914 : Les Grands Travaux de Marseille : Acte 1

1852 – 1914 : Les Grands Travaux de Marseille : Acte 1

L’avènement du Second Empire est synonyme de renouveau pour Marseille. Malgré, ou grâce à l’adversité des marseillais envers Napoléon III, celui-ci favorisa son essor et sa modernisation qui se perpétueront jusqu’à la Grande Guerre.

Le rôle de l’Etat dans l’évolution de Marseille

L’État français a eu un rôle prépondérant dans cette évolution de Marseille. La transition dans la nouvelle

économie libérale lancée par les anglo-saxons n’aurait pu être si réussie si le système bancaire n’avait été réformé en février 1852. Cette réforme a permis la création de grandes banques de dépôt et l’évolution de la Banque de France en une actrice incontournable du développement économique. Rien de comparable n’aurait pu être réalisé si l’État n’avait pas, en mars 1852, élargit le champ d’expropriation, non plus aux seules propriétés insalubres, mais à toutes celles venant gêner les plans d’aménagements urbains.

Napoléon III implique l’Etat dans les chantiers Marseillais

Le Second Empire est bien synonyme de progrès. Après une Monarchie de Juillet indécise et conservatrice, le choix est fait de la modernité. Conscient de l’ampleur du chantier qui attend la France si celle-ci veut rivaliser avec l’Angleterre, Napoléon III décide d’impliquer l’État, seul acteur capable de mobiliser les hommes et les fonds nécessaires, à cette fabuleuse entreprise. Il va financer les projets porteurs favorisant le développement de l’industrie, subventionner les villes et les départements qui souhaitent mener des grands travaux d’urbanisation.

L’objectif de Napoléon III pour Marseille

Et Marseille, la cité portuaire au passé relativement éloigné du pouvoir central français, va être placée au cœur de la politique méditerranéenne insufflée par Napoléon III. Celui-ci veut faire de la Méditerranée un «lac français» dont Marseille serait la capitale. Le commerce et l’industrie sont pour lui les éléments moteurs de l’activité économique de la ville qu’il faut continuer à favoriser afin que celle-ci prospère d’avantage. Aussi la cité phocéenne se dote-t-elle de vastes monuments mettant en valeur la puissance de son économie et de son industrie.