Funiculaire de la Basilique Notre Dame de la Garde de Marseille

Funiculaire de la Basilique Notre Dame de la Garde de Marseille

L’implication d’Esperandieu pour Notre Dame de la Garde de Marseille

Reconnu aujourd’hui, Espérandieu n’a pas toujours été respecté pendant la construction de la chapelle de Notre Dame de la Garde. On lui imposa dans un premier temps un entrepreneur, mais aussi des artistes sans lui demander son avis. En 1858 le sculpteur Marius Ramus fut appelé sur le chantier, pourtant connu pour son manque de finesse et de talent, afin de remercier le généreux donateur Mirès, protecteur du-dit sculpteur. Malgré les protestations et l’indignation de l’architecte qui ne comprenait pas que le responsable du projet, lui-même, ne soit pas consulté, Ramus réalisa les deux sculptures de Saint-Jean et Isaïe qui flanquent l’entrée ainsi que celles dans la crypte de Monseigneur Mazenod et de Pie IX.

Le funiculaire de Notre Dame de la Garde de Marseille

De même on tenta de lui imposer le peintre d’outre-Rhin Karl Müller, mais compte tenu de la très lente avancée des travaux puis de la guerre de 1870, celui-ci fut remercié, sans compter qu’il était devenu inenvisageable d’engager un prussien sur le chantier. De 1890 à 1892 l’ingénieur émile Maslin construisit le funiculaire de Notre-Dame de la Garde, appelé « ascenseur ». Composé de deux cabines de 13 tonnes à vide, il pouvait transporter 50 personnes et gravir les 84 mètres de dénivelé en deux minutes et demi. Les photos sont là pour nous rappeler la monumentalité de l’aménagement et la transformation qu’il opéra sur la physionomie de la colline. Il fut démonté en 1967 par manque de rentabilité, la France étant profondément entrée dans l’ère automobile.

La Basilique Notre Dame de la Garde de Marseille aujourd’hui

La basilique a fait l’objet d’une longue et minutieuse restauration intérieure et extérieure entre 2001 et 2008, financée par les collectivités mais aussi des dons privés de particuliers et d’entreprises notamment Paul Ricard et l’Olympique de Marseille.

Haut lieu touristique de la cité phocéenne, « La Bonne Mère » comme l’appellent les marseillais, est le symbole le plus fort de la ville. Peinte et repeinte elle est visible depuis presque tous les coins de la cité.