La décoration de la Basilique Notre Dame de Marseille

La décoration de la Basilique Notre Dame de Marseille

La statue de la Basilique Notre Dame de la Garde de Marseille

En 1866 un concours fut ouvert concernant la statue monumentale de la vierge qui devait surplomber le monument à laquelle tenait particulièrement de son vivant Monseigneur Mazenod, l’évêque Monseigneur Place venant tout juste de succéder à Monseigneur O’Cruice. Le jury, composé du maire de Marseille monsieur Bernex, de l’administrateur du sanctuaire, d’Espérandieu et de professeurs de l’école de sculpture de la ville dut choisir parmi trois artistes parisiens, tous Grands Prix de Rome.  Ce fut Eugène Lequesne, déjà sollicité pour le Palais Longchamp, qui fut retenu. Son projet s’harmonisant bien avec le style du monument, il avait également su mettre en avant très habilement le côté religieux de la statue.

Les matériaux sélectionnés pour la décoration de Notre Dame de la Garde de Marseille

Le bronze fut exclu en raison de son poids et l’on choisit la toute nouvelle technique de la galvanoplastie, mise au point par les ateliers Christofle à paris pour ériger cette statue colossale, malgré les réticences qu’émit Viollet le duc lorsqu’on lui demanda son avis. La statue de Notre Dame de la Garde  de neuf mètres et demi de haut fut finalement réalisée en quatre tronçons par les ateliers Christofle et fut mise en place sur la chapelle en juin 1870.

Les mosaïques de la basilique Notre Dame de la Garde de Marseille

Espérandieu privilégie la mosaïque pour les décorations intérieures, comme son maître Vaudoyer au même moment à la cathédrale de la Major. Décédé en 1874, c’est Henri Révoil qui achèvera le chantier, comme à la cathédrale. La basilique de Notre-Dame de la Garde est ainsi tapissée de mosaïques et d’ex-voto lui conférant une atmosphère surnaturelle teintée d’orientalisme.

Les pierres et marbres de Notre Dame de la Garde de Marseille

Un fort contraste s’établit entre la sobriété des façades et la richesse des décors intérieurs terminés en 1874. La bichromie de la façade extérieure est organisée selon une alternance de pierres de Calissane et de Golfalina, rappelant les églises italiennes.  A l’intérieur tout est en marbre ou en métaux précieux. Dans la chapelle haute  les murs sont de marbre blanc et rouge des environs de Brignoles, les chapelles latérales de marbre vert quant aux autels secondaires de marbre jaune de Sienne ou d’onyx de Constantine. Les contreforts sont ici placés à l’intérieur et permettent de dégager plusieurs chapelles latérales sans alourdir les contours extérieurs. L’autel s’élève au-dessus d’une crypte à reliques, la nef est surmontée d’une série de coupoles sur trompe.