La Grotte Cosquer, un trésor du paléolithique menacé

La Grotte Cosquer, un trésor du paléolithique menacé

La grotte Cosquer est la seule grotte sous-marine ornée de peintures rupestres découverte dans le monde. Son entrée se situe dans les Calanques, plus précisément à la Calanque de la Triperie. Malheureusement, plusieurs dangers guettent sa préservation.

La découverte de la grotte Cosquer

Découverte par le plongeur Henri Cosquer, scaphandrier professionnel à Cassis, la grotte Cosquer est une grotte dangereuse. Henri Cosquer l’explore plusieurs fois. Mais après la mort accidentelle de trois plongeurs dans le couloir d’accès de la grotte situé à – 37 mètres sous la surface de l’eau, il déclare la grotte aux affaires maritimes. Depuis la grotte est fermée au public pour éviter d’autres accidents et pour préserver les peintures rupestres, qui ont été répertoriées en grande partie par le plongeur  et scientifique Luc Vanrell.

Le risque de montée des eaux

Luc Vanrell a ainsi mis en évidence l’actuelle montée des eaux. Notamment à travers un dessin qui illustre des chevaux. Au départ, ce dessin était entièrement au sec. Aujourd’hui, une partie du corps des chevaux a les sabots et les pattes dans l’eau. A terme, le dessin ne résistera pas. C’est une conséquence directe du réchauffement climatique. Et c’est la raison pour laquelle il est primordial de collecter et de recenser ce que nos ancêtres nous ont légué à travers leurs dessins.

La pollution et les tremblements de terre

Deux autres risques peuvent dégrader ou détruire la grotte. Le risque sismique, qui est bel et bien présent en Méditerranée. Selon Luc Vanrell : «  un léger tremblement de terre a déjà fragilisé certains morceaux de voûtes, et décroché quelques concrétions ». Enfin, le risque de pollution, avec des bateaux qui croisent au large et transportent des matières dangereuses, est réel. « Une pollution marine brutale et importante, en modifiant complètement l’environnement de la grotte immergée à 80%, pourrait détruire les vestiges laissés par nos ancêtres » conclut Luc Vanrell.