L’architecture du Palais de justice de Marseille

L’architecture du Palais de justice de Marseille

La façade avant du Palais de Justice de Marseille

Surplombant un perron de 25 marches, un péristyle d’ordre ionique à six colonnes s’offre à la vue. Un fronton triangulaire sculpté par Guillaume le surmonte où se profilent La Justice entourée, à sa droite, de La Force et du Crime, à sa gauche, de La Prudence et de L’Innocence. Sous la colonnade, au dessus de la porte prennent place deux bas-reliefs représentant La Justice répressive et La Justice protectrice, réalisés par le même artiste. Les allégories de la justice gravées sur les façades latérales sont dues à Pierre Travaux. Côté rue Breteuil le Palais de Justice de Marseille prend place La Modération et la Fermeté alors que La Sagesse et La Vigilance peut être vues depuis la rue Émile Pollak.

La façade arrière du Palais de Justice de Marseille

Enfin la façade arrière, visible depuis la rue Grignan, est l’oeuvre de Marius Ramus. On y reconnaît les allégories de La Prudence et La Force. À l’intérieur, la salle des pas perdus est ornée de seize colonnes de marbre. Les voussures du plafond  furent réalisées par Gilbert. Elles représentent les quatre grands législateurs (Solon, Justinien, Charlemagne et Napoléon Ier) et leurs quatre juristes ainsi que les qualités requises pour les magistrats, soit la force, l’équité, la raison, le droit, la liberté, l’autorité, la vérité et l’éloquence.

L’échec de la décoration du Palais de Justice de Marseille

Jugé aussi nécessaire que le Palais de la Bourse, le Palais de Justice de Marseille ne rivalise pas avec l’éclat du premier. Malgré la rigueur architecturale employée, les décorations extérieures portèrent lourdement préjudice au résultat final. Si Guillaume fut l’artiste le plus adapté à l’esprit du lieu, il n’en a pas été de même des autres sculpteurs. Dès l’inauguration de l’édifice, les critiques fustigèrent: manque d’homogénéité sculpturale, techniques contradictoires. Le bâtiment n’en demeure pas moins un très bel exemple de l’architecture néo-classique de la seconde moitié du XIXème siècle.