Le projet du Palais Impériale du Pharo de Marseille

Marseille partage avec Biarritz le privilège de détenir une résidence impériale dédiée à Napoléon III. Si la première fut utilisée et occupée par le couple impérial le destin du palais marseillais connut un tout autre destin.

Le projet de Napoléon Bonaparte

Lors de sa visite à Marseille en 1852, le prince-président Napoléon Bonaparte est charmé par la ville et émet le souhait de se faire construire une résidence dans la cité phocéenne. Au regard de l’enthousiasme de Napoléon Bonaparte pour l’escarpement rocheux du plateau du Pharo, offrant une vue saisissante sur l’entrée du port, les rivages de la chaîne de l’Estaque et sur la colline de Notre-Dame de la Garde, la ville achète ces terrains en 1855 et lui en fait cadeau.

La volonté du Prince-Président de posséder une résidence à Marseille est également politique, en effet celui-ci désire rallier à sa cause cette grande ville en pleine expansion économique, commerciale et architecturale, si austère au pouvoir impérial.

L’architecte de Palais du Pharo

L’architecte genevois Jean-Marc Vaucher est sollicité dans un premier plan pour établir les plans du futur palais du Pharo.

L’emplacement de celui-ci, accessible uniquement par la mer, était parmi les plus escarpés de la ville. De gros travaux d’aménagement étaient donc à prévoir, notamment concernant son accès terrestre.

Les projets du Palais du Pharo

Les projets du Pharo évoluèrent et se multiplièrent au gré des désirs du souverain et la première pierre fut finalement posée le 15 Août 1858, jour de la fête de l’Empereur. En 1860 celui-ci visita le chantier lors de sa venue à Marseille d’où Vaucher sera remercié.

On reprocha à l’architecte œuvrant également sur la Canebière à ce moment-là d’avoir commencé les travaux de l’avenue sans avoir réuni les fonds nécessaires. Hector Lefuel, architecte de l’empereur qui travaillait alors au Louvre, fut sollicité pour terminer les travaux, alors que Napoléon III réalisait que cette résidence ne lui servirait à rien, l’impératrice Eugénie, d’origine espagnole, lui préférant tout naturellement sa résidence de Biarritz.