Les grands travaux prestigieux culturels de Marseille

Les grands travaux prestigieux culturels de Marseille

La pauvreté culturelle

À l’inverse d’autres grandes villes telles Lyon ou Bordeaux Marseille ne possédait que très peu de grandes et vieilles familles

Les élites étaient pour la plupart issues d’une bourgeoisie d’affaire récente, aux origines diverses. Bien que très différente d’un point de vue religieux et ethnique, ces nouveaux riches occupaient les mêmes quartiers et leurs enfants fréquentaient les mêmes écoles. Le caractère culturel de cette nouvelle bourgeoisie était fortement critiqué notamment par Georges Sand qui qualifie Marseille de «  ville de marchands et d’épiciers » en 1839.

On y déplore en effet le manque de goût, de monuments, d’infrastructures culturelles, d’aménagements. La ville est qualifiée de grossière et matérialiste, dotée d’artistes médiocres, peu cultivés avec une population intéressée seulement par le jeu, les femmes et le luxe.

Les grands projets culturels

Or comme chaque ville, Marseille recèle en réalité des talents, des gens de goût et plein d’ambition.

C’est en effet au XIXème siècle que vont être construits les lieux de prestige et d’instruction que nous connaissons aujourd’hui, comme le Palais Longchamp et le Palais des Arts imaginés tous deux par l’architecte Henri Espérandieu, on encore le Palais impérial du Pharo. De même Marseille sera une des seules villes à entrer dans le XXème siècle avec un audacieux pont à transbordeur.

Cette ville bénéficiant d’un brassage culturel, ethnique, religieux et social parmi les plus emblématique de France a effectivement su se doter de monuments culturels et de prestige, jouissant de décors fins et délicats, qui furent en majorité admirés dès leur construction et qui le sont encore aujourd’hui.

On la trouvait bête, pauvre et laide, et voilà qu’au XIXème siècle elle se façonne une nouvelle image en moins de 50 ans. Belle revanche sur le passé, 150 ans plus tard, la voici élue « Ville Européenne de la Culture ».