Les grands travaux religieux de Marseille

Les grands travaux religieux de Marseille

Eugène Mazenod va être à l’origine de la construction d’une trentaine d’églises à travers la ville, avec la volonté de lutter contre le sécularisme et le positivisme.

Les travaux de l’évêque Eugène Mazenod

L’évêque de Marseille entre 1832 et 1861 il va rencontrer quelques obstacles, notamment sous la Monarchie de Juillet, puisque jusqu’en 1837 le Conseil municipal, anticlérical, lui refuse systématiquement ses projets. Cela ne va pas l’empêcher de faire bâtir ses paroisses de manière illégale, par le biais de souscriptions auprès des fidèles ou de loteries. C’est le cas pour la construction de l’église Saint-Lazare, dédiée au premier évêque de Marseille, l’église Saint-Michel située à la Plaine, Sainte-Eusébie de Montredon ou encore l’église Saint-Joseph.

Le changement de style des travaux religieux

En 1837 lorsque le Conseil communal change, la plupart de ses projets ne sont pas achevés et sont même très souvent interrompus, faute de moyen. Ils seront toutefois en grande partie reconnus d’utilité publique et achevés par la ville. Le style choisi le plus souvent est assez éclectique, mélangeant des éléments du roman tardif avec d’autres inspirations pré renaissance ou néogothique, ouvrant la voie aux grands architectes responsables des programmes historicistes de Notre-Dame de la Garde et de la nouvelle Cathédrale de la Major. Le XIXème siècle apparaît donc à Marseille comme un grand siècle religieux, une grande majorité des lieux de culte est due à Monseigneur Mazenod, le Chanoine Timon-David dira d’ailleurs de lui en 1865 : « Il fallait tout refaire. Il refit tout ; et dans son administration de 37 ans il reconstruit l’œuvre de 15 siècles ».