L’hotel de préfecture des Bouches-du-Rhone à Marseille: ACTE 2

L’hotel de préfecture des Bouches-du-Rhone à Marseille: ACTE 2

L’échec financier de Maupa

C’est dans un climat plutôt hostile que la manifestation monumentale du pouvoir civil à Marseille est inaugurée le 1er janvier 1867. L’écho des dérapages financiers de Martin, puis des emprunts déguisés à un entrepreneur privé afin de payer les dernières décorations intérieures arrivent aux oreilles de la presse qui se saisit de l’affaire. La population apprend ainsi le coût de l’entreprise: près de 13 millions de francs dont  5 millions pour les expropriations et autant pour les décorations! La population est scandalisée, Maupas détesté. Napoléon III, toujours soucieux de son image dans la Porte de l’Orient, le comprend, et le relève aussitôt de ses fonctions. Maupas qui avait tant fait pour voir sortir de terre son palais départemental, n’en eu aucun usage!

L’Hôtel de Préfecture présente une architecture typique du Second Empire.

Inspiré de la première partie de la cour carrée du Louvre commencée au XVIIème siècle, le bâtiment est composé d’un corps central et de deux ailes sur une surface totale de 7500 m2. Le pavillon central l’Hôtel de Préfecture de 90 mètres de large présente trois niveaux dont un attique, chaque niveau possédant des fenêtres à frontons distincts, circulaires au rez-de-chaussée, triangulaires au premier étage et absents au dernier étage. La façade principale, qui donne sur un large parvis, vient attester de la prépondérance du pouvoir central. Sa personnification, Napoléon III, venait orner la façade, jusqu’à la chute de l’Empire. L’effigie équestre de l’empereur, réalisée par Eugène Guillaume, fut détruite dès 1870.

Le décor de L’Hôtel de Préfecture

La statuaire de la façade de l’Hôtel de Préfecture est riche et soignée. Ainsi Maupas l’a-t-il voulu. C’est conjointement que Guillaume et le sénateur décidèrent du décor iconographique des façades et c’est vers les grandes figures historiques de la région qu’ils se sont tournés. Les quatre statues en pied de la façade principale, à gauche Pontevès et Vendôme et à droite Portalis et Cardin- Lebret sont dues à Eugène-Louis Lequesne, le sculpteur de la Vierge à l’Enfant de Notre-Dame de la Garde.