Mazenod veut agrandir la Basilique Notre Dame de la Garde Marseille

Mazenod veut agrandir la Basilique Notre Dame de la Garde Marseille

La volonté de Mazenod

L’agrandissement de la chapelle de Notre-Dame de la Garde est elle aussi à l’origine de Monseigneur Mazenod. En 1851 il demande l’agrandissement de la chapelle médiévale existante située dans le fort construit par François Ier qui ne pouvait accueillir que 3000 à 4000 personnes. Cette requête est adressée au ministre de la guerre qui tarde à lui répondre. L’évêque contacte alors directement le Président de la République précisant qu’il s’agit seulement d’une autorisation au profit d’une initiative privée, sans demande de fonds au gouvernement ou à la ville. La reconstruction, et non l’agrandissement est rapidement accordée.

L’aide des dames quêteuses

Comme à son habitude Mazenod demande aux dames quêteuses (femmes de notables) de parcourir la ville à la recherche de mécènes et de dons proportionnels à « leur piété et leur dignité ».  La commission du sanctuaire dut également trouver un architecte. En décembre 1852 parmi les différents plans proposés, tous furent de style néogothiques sauf celui de Vaudoyer, de style romano byzantin. C’est ce dernier qui fut sélectionné. Vaudoyer, qui travaillait alors à la future nouvelle cathédrale de La Major ne servait en réalité ici que de prête nom à son jeune élève Henri Espérandieu. On sait en effet avec certitude que c’est ce dernier qui est l’auteur du projet, comme le confirmera Vaudoyer dans une lettre à la presse locale. On peut s’interroger sur les motifs qui ont poussé Espérandieu à utiliser le nom de son maître. Peut-être en raison de son très jeune âge, 24 ans ? Ou afin de bénéficier de la renommée de Vaudoyer à Marseille, nommé architecte de la cathédrale de la nouvelle Major ? La raison la plus plausible est cependant d’ordre religieux. En effet Espérandieu de confession protestante n’aurait certainement pas été choisi pour la reconstruction d’une chapelle dédiée à la Vierge Marie.

En Avril 1853 les dames ont réussi à récolter 250 000 francs ainsi que des promesses de dons, alors que le projet de l’architecte s’élève à 680 000 francs. La commission considérant le devis de Notre Dame de la Garde trop onéreux, dans un premier temps, Espérandieu lui propose de supprimer la crypte.